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-Déclin de la population d'orangs-outans

Rédigé par Gilles Aucun commentaire
Famille orang-outan

Déclin dramatique de la population d'orangs-outans enregistré à Bornéo. Crédit photo: Brett Jordan.

La chasse par les humains et la destruction des habitats par les industries du palmier à huile, du papier, de l'exploitation forestière et minière ont contribué à faire chuter la population d'orangs-outans sur l'île de Bornéo de près de 50% de 1999 à 2015.

Les chercheurs ont calculé une diminution de la population d'environ 148 500 durant cette période de 16 ans. Une autre baisse de 45 000 individus est prévisible d'ici 2050. Un tableau sombre pour l'avenir de ces mammifères hirsutes qui comptent parmi les grands singes les plus en péril sur Terre.

Les orangs-outans habitent les forêts de basse altitude à Bornéo où ils mangent des fruits sauvages, des insectes, des écorces, des fleurs et des feuilles.

La déforestation n'était qu'une partie du danger. Environ 70% de la perte dans les populations de Bornéo résulte des massacres d'orangs-outans par les hommes des régions boisées.

"Depuis qu'ils ont colonisé la région à Bornéo, les gens ont chassé les orangs-outans pour la viande, car ils chassent aussi tout autre animal comestible", a déclaré la biologiste Maria Voigt du Centre allemand de recherche intégrée sur la biodiversité et de l'Institut Max Planck d'anthropologie évolutionniste.

Maria Voigt ajoute:
"Les orangs-outans ne sont pas leurs proies préférées. C'est plutôt les cochons sauvages et les cerfs. Mais ils en tuent aussi quand ils en rencontrent. La tuerie se produit également dans des situations où les humains sont effrayés ou surpris par les orangs-outans, par exemple lorsque les orangs-outans pénètrent dans les jardins ou les plantations pour manger la récolte ".

Les chercheurs ont inventorié les nids arboricoles de ces singes et utilisé des images satellitaires pour évaluer la perte de surface des forêts, dénombrant en 1999 entre 200 000 et 300 000 orangs-outangs de Bornéo et entre 70 000 et 100 000 en 2015.

"Même si les chiffres sont pessimistes, il y a une raison d'espérer", a ajouté Voigt. "Nous ne pensons pas qu'il soit probable que l'espèce va bientôt disparaître, parce que nous voyons des populations stables dans les grands parcs nationaux dans la partie indonésienne de Bornéo et dans certaines parties du côté  malaisien."

La recherche a été publiée en mars 2018 dans la revue Current Biology.

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