Pour Tout Dire

-Plaidoyer pour la planète et les gilets jaunes

Rédigé par Gilles Aucun commentaire

Les gilets jaunes expriment leur colère face aux décisions gouvernementales et, comme si cela ne suffisait pas, les scientifiques nous disent que la planète est en péril.

La Terre, notre maison, est la troisième planète du système solaire.
Elle est idéalement placée à la bonne distance de son étoile, le Soleil.
Notre planète se situe donc dans la zone habitable de son étoile.
Un peu plus près du Soleil et il aurait fait trop chaud et l'eau se serait évaporée.
Un peu trop loin du Soleil et il aurait fait trop froid et l'eau ne serait pas restée à l'état liquide.
Le Soleil nous chauffe et nous éclaire et sans lui la vie, telle que nous la connaissons, n'aurait pas pu se développer.
La Terre fait un tour complet sur elle-même en 24 heures, ce qui explique le jour et la nuit.
Elle fait également une révolution autour du Soleil sur une orbite elliptique en 365 jours, soit une année.
La Terre a une inclinaison de 23.5° par rapport au plan de l'orbite, ce qui explique les saisons.
Il faut ajouter l'atmosphère qui nous permet de respirer.
L'atmosphère terrestre filtre aussi les rayons ultraviolet du Soleil.
Dans sa partie basse elle accueille les nuages transporteurs d'eau permettant l'irrigation.
Ainsi, les plantes nourricières de l'humanité et des animaux peuvent pousser.
Nous étanchons notre soif avec l'eau si précieuse à la vie.
Tout aurait pu très bien continuer dans le meilleur des mondes.
Seulement voilà, cet équilibre harmonieux et cependant fragile est en péril.
Le changement climatique modifie cet équilibre depuis plusieurs dizaines d'années.
Non, la Terre ne s'est pas rapprochée dangereusement du Soleil.
Non, la planète n'a pas ralenti sa vitesse de rotation.
Non, elle n'a pas non plus modifié son orbite autour du Soleil.
Non, elle n'a pas diminué ou augmenté son inclinaison.
Le problème c'est que nous ne savons toujours pas conjuguer développement économique et protection de l'environnement.
Les catastrophes climatiques sont de plus en plus fréquentes et la France n'est pas épargnée.
Dans le monde, c'est près de 300 000 réfugiés climatiques de plus par an.
Des populations, souvent parmi les plus pauvres, sont obligées de quitter leur territoire devenu inculte ou inondé.
Nous sommes souvent mal informés de ce fait, les médias ne font pas leur travail correctement ou ils s'autocensurent.
Bien sûr, il y a les pontifes de l'écologie, mais ils sont trop politisés pour être crédibles.
De plus, notre pays va mal, la pauvreté progresse dans un chemin plein de pessimisme.
Les gilets jaunes sont là pour tirer la sonnette d'alarme. Ils s'expriment à leur façon.
Alors voilà, il va falloir prendre conscience que notre maison va finir par s'écrouler.
Les températures moyennes vont changées aussi bien à la hausse qu'à la baisse, l'eau va devenir rare.
La planète Terre risque de ressembler de plus en plus à sa voisine la planète Mars.
Mars est la quatrième planète du système solaire.
Elle n'est pas située dans la zone habitable du Soleil.
La planète Mars est trop loin du Soleil et de ce fait l'eau s'est transformée en glace.
Il y fait très froid, la température moyenne est de -60 degrés Celsius.
Le Soleil la chauffe et l'éclaire mais son atmosphère est trop mince pour filtrer les rayons ultraviolet.
L'air y est irrespirable et chargé de dioxyde de carbone.
Le sol martien aride et sec et composé essentiellement d'oxyde de fer.
Des vents violents chargés de poussières rouges balaient régulièrement la planète.
Et la-bas, les gilets jaunes ne peuvent plus se faire entendre car il est trop tard.
N'attendons pas que la Terre devienne la copie conforme de Mars.

Je disais plus haut que l'homme ne sait pas conjuguer développement économique et protection de l'environnement.
Les gouvernements successifs ne sont-ils pas responsables?
Au fil des décennies ils n'ont pas su anticiper ce changement climatique malgré les nombreux cris d'alarme des scientifiques.
Aujourd'hui, ils prennent des décisions radicales et c'est le peuple qui doit payer. Ce n'est pas normal.
Les gilets jaunes ont raison, ce n'est pas à nous de payer, les pollueurs doivent payer.
Le changement climatique étant planétaire, je pense qu'il faut envisager une solution planétaire.
Il faut créer un consensus* international pour endiguer le problème, limiter les dégâts et sauver ce qui peut encore l'être.
Les "Cop" (Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques) ont montré leurs limites.
Les pays riches et les plus pollueurs n'en ont que faire. On a vu l'exemple des USA.
Un consensus* international pourrait venir en aide aux victimes du changement climatique.
Il serait financé grâce à une contribution obligatoire proportionnelle aux richesses de chaque pays qui taxeront les pollueurs.
Par exemple:
-les compagnies maritimes et leurs cargos géants.
-les compagnies aériennes qui y sont beaucoup pour la pollution.
-les plateformes pétrolières et les raffineries
-les industries pétrolières et hydrocarbures
-les compagnies chimiques
-les industriels du charbon
-l'industrie de la mode
-les industries du tout jetable
-les "gafa", etc... il y en a plein d'autres

Nous avons le droit d'exprimer notre désaccord avec les décisions prises par les autorités.
Les gilets jaunes en sont une expression. Mais nous n'avons pas le droit de brûler des pneus.
Les gilets jaunes expriment leur colère avec leurs moyens. J'ai pu voir parmi eux des retraités.
Ce n'est pas normal de ponctionner ces retraités qui ont travaillé et cotisé toute leur vie.
De même, parmi les gilets jaunes, il y a beaucoup de jeunes qui ne voient plus où se trouve leur avenir.

En ces temps troublés, les riches deviennent de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres.
Je n'ai rien contre les riches, mais il faut leur apprendre le partage...

Merci d'avoir pris le temps de me lire.

Gilles HEULINE, retraité

*Consensus, définition du Larousse : procédure qui consiste à dégager un accord sans procéder à un vote formel, ce qui évite de faire apparaître les objections et les abstentions.

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L'auteur de cet article ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d'une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n'a déclaré aucune autre affiliation que son poste d'observateur. Contacter l'auteur.

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